Parce que leur équipe y jouait ou parce qu’ils étaient contraints d’y faire escale, d’innombrables fans se sont retrouvés dans une capitale russe qui n’avait peut-être jamais été «aussi décontractée». Le souvenir a plutôt mal vieilliA la réflexion, et cela peut suprendre, la Coupe du monde 2018, organisée en Russie, a préfiguré celle de 2026. Elle était la première du règne de Gianni Infantino, élu deux ans plus tôt à la tête de la FIFA, et l’Italo-Suisse y imprima son style en se rapprochant autant que possible de Vladimir Poutine, comme il le fera ensuite avec l’émir du Qatar, puis avec Donald Trump. C’était aussi un tournoi, bien que circonscrit à un seul pays, étendu à l’échelle d’un gigantesque territoire: 2600 kilomètres entre Saint-Pétersbourg au nord et Sotchi au sud, 3000 entre Kaliningrad à l’ouest et Ekaterinbourg à l’est.Nuance de taille avec la tentaculaire édition américano-canado-mexicaine: le Mondial 2018 avait un seul cœur battant, Moscou. La capitale russe avait qualifié deux stades, l’immense Loujniki (80 000 places) et la non moins impressionnante enceinte du Spartak (45 000), pour un total de 12 matchs, soit près d’un sur cinq sur les 64 que comptait alors la compétition. Beaucoup de supporters y ont donc convergé pour suivre leur équipe. Les autres… eh bien, ils n’avaient tout simplement pas le choix.Voir plus
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