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Midterms 2026 : les Etats où tout pourrait se jouer, les candidats à ne pas quitter des yeux
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Midterms 2026 : les Etats où tout pourrait se jouer, les candidats à ne pas quitter des yeux

Publié le 10 August 2026 à 05:45
Auteur : L'Express

Pour un président américain, les élections de mi-mandat (aussi appelées midterms) sont souvent un moment redouté. C'est certainement le cas pour Donald Trump, qui s'apprête à entamer la seconde partie de son mandat. Pour l'heure, le président américain dispose encore d'une majorité confortable dans les deux chambres du Congrès : 53 sièges sur 100 au Sénat et 218 sièges sur 435 à la Chambre des représentants. Mais les élections du 3 novembre prochain pourraient complètement rebattre les cartes. S'il perd une des deux chambres, il lui sera beaucoup moins aisé de faire adopter certaines lois... Et s'il perd le Sénat, les démocrates pourraient s'opposer systématiquement à toutes ses propositions de nominations aux postes d'ambassadeur, de ministre ou même de juge à la Cour suprême.En vertu de la loi constitutionnelle américaine, la totalité de la Chambre sera renouvelée, comme c'est l'usage tous les deux ans, ainsi qu'environ un tiers des sièges sénatoriaux. Parmi eux, 13 sont détenus par des démocrates et 22 par des républicains. Un rapport de force défavorable aux alliés de Donald Trump, donc. En y regardant de plus près, la majorité de ces 22 sénateurs est élue dans des Etats conservateurs où le Parti républicain semble indétrônable, mais les démocrates possèdent tout de même une fenêtre de tir. Il leur suffirait de retourner quatre sièges pour récupérer la majorité au Sénat et affaiblir le camp présidentiel.George W. Bush et Barack Obama avaient tous les deux fait les frais d'un tel revirement aux derniers midterms de leur présidence. Le second avait notamment subi une opposition systématique du Sénat, le forçant à se rabattre sur les domaines strictement présidentiels comme la politique internationale. Autrement dit, d'ici trois mois, tous les regards seront tournés vers les Etats-Unis pour savoir à quoi ressemblera la fin de l'ère Trump. Voici cinq batailles sénatoriales à suivre de près.En Géorgie, le prodige démocrate Jon Ossoff part favoriLa Géorgie de Jimmy Carter abrite de vastes plantations de pêches, de noix de pécan et de cacahuètes. Bordée par les Appalaches au nord et une vaste plaine côtière à la frontière avec la Floride, elle a vu naître Ray Charles, Martin Luther King Jr., Julia Roberts... et le Coca-Cola. Politiquement, elle penche du côté conservateur : les républicains ont obtenu tous les sièges de gouverneur et de sénateurs pendant près de vingt ans. Mais c'est aussi un Etat qui mute. Poussés par le dynamisme de la capitale locale, Atlanta, qui attire des jeunes actifs de tout le pays, les démocrates y réalisent des scores de plus en plus élevés, au point d'en faire un Etat-pivot - ces fameux swing states qui déterminent le résultat d'une élection présidentielle.Après avoir élu Donald Trump en 2016, une courte majorité de Géorgiens s'est même tournée vers Joe Biden en 2020. "Trouvez-moi 12 000 votes !" ordonnait alors le président sortant au responsable des élections à Atlanta, en vain. Quelques jours plus tard, les électeurs de Géorgie étaient convoqués pour un autre vote important, devant déterminer le nom de leurs deux sénateurs. A ce stade, 50 sièges avaient déjà été attribués aux républicains, 48 aux démocrates... Pour obtenir la majorité, ces derniers devaient absolument remporter ces deux sièges, le vice-président - en l'occurrence Kamala Harris - étant chargé de trancher toute égalité au Sénat.Les démocrates n'ont reculé devant aucune dépense publicitaire. Un pari payant, puisque deux sénateurs de leurs rangs, Raphael Warnock et Jon Ossoff, ont obtenu leur ticket pour le Congrès. Un miracle pour le parti démocrate local. Peu de monde croyait d'ailleurs en la possibilité d'un maintien à long terme de ces deux sénateurs - le gouverneur géorgien, très apprécié, est toujours un républicain. Et pourtant, six ans après cette âpre bataille, Jon Ossoff fait toujours figure de favori. Les Démocrates de Géorgie misent tout sur leur sénateur sortant, le charismatique Jon Ossoff.A 39 ans, cet ancien journaliste documentariste est le benjamin du Sénat. Il maîtrise les codes des réseaux sociaux à merveille et a su développer une grammaire visuelle très spécifique, aux antipodes du style Maga. Calme, mesuré, charismatique, il séduit de nombreux observateurs de la politique américaine qui n'hésitent pas à faire le parallèle avec Barack Obama. Certains lui prédisent même un destin présidentiel. Ce style, il a aussi su le raffiner depuis sa première élection au Sénat. En six ans, il a appris à jouer les équilibristes pour ne pas froisser sa base électorale. "Il est démocrate, cela ne fait aucun doute, et il vote avec son camp la plupart du temps", pointe Rahul Bali, journaliste à WABE, la radio publique locale d'Atlanta, "mais quand il combat les républicains, son angle d'attaque, c'est la corruption du système et les éclats de Donald Trump, pas les sujets clivants." Les sujets qu'il défend d'ailleurs - la réduction des coûts du logement, la lutte contre l'inflation, l'élargissement de l'aide aux

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