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Manifestations, blocages : autour du globe, la colère éclate face à la hausse des prix des carburants
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Manifestations, blocages : autour du globe, la colère éclate face à la hausse des prix des carburants

Publié le 16 September 2026 à 11:44
Auteur : L'Express

Des pneus en feu bloquant l'arrivée des camions-citernes, et des manifestants déterminés : ce mercredi 16 septembre, une centaine de pêcheurs se sont rassemblés devant le dépôt pétrolier de Frontignan (Hérault), afin de protester contre la hausse des prix du carburant. La veille, c'est le dépôt de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), le plus grand de France, qui faisait l'objet de blocages, tandis qu'à Sète (Hérault), des pêcheurs ont brandi des banderoles dans le port, contre l'augmentation des prix de l'énergie. "On ne peut plus travailler dans ces conditions, on n'est plus rentable", expliquait Kévin, marin-pêcheur au Grau-du-Roi (Gard), au micro de BFMTV, mercredi matin. Avant d'ajouter : "A 2,50 euros le litre, il va falloir que les gens se réveillent".La semaine dernière, les prix à la pompe ont connu une augmentation historique en France. Selon les derniers chiffres du gouvernement, le litre de sans-plomb 95-E10 a atteint les 2,11 euros en moyenne - un record depuis la première compilation de ces données par l'Etat, en 1985. Celui du gazole, carburant routier le plus consommé dans le pays, était à 2,29 euros le litre en moyenne, frôlant ainsi le record établi en avril dernier, à 2,31 euros.Mais le phénomène ne touche pas que l'Hexagone. Portée par la guerre au Moyen-Orient, l'inflation sur les prix de l'énergie a provoqué de nombreuses manifestations dans le monde ces derniers jours, face aux pénuries et à la hausse du coût de la vie.Des blocages de dépôts en SyrieEn début de semaine, la Syrie a ainsi connu selon Reuters "les plus importantes manifestations depuis la chute de Bachar el-Assad, il y a presque deux ans". Les manifestants ont brûlé des pneus et bloqué d'importants axes routiers, notamment l'autoroute reliant la capitale, Damas, au centre industriel d'Alep, après que le gouvernement a annoncé la montée des prix du diesel, samedi. Une nouvelle hausse insoutenable pour la population, déjà confrontée à des années de crise économique, et dont 90 % vit sous le seuil de pauvreté, selon les Nations Unies. Des manifestants ont également bloqué des convois de pétroliers se dirigeant vers les raffineries du centre de la Syrie, certains exigeant la destitution des ministres de l'Énergie et de l'Économie, ainsi que du directeur de la Compagnie pétrolière syrienne.Imad Abu Ras, un chauffeur de taxi de 44 ans, a déclaré à l'agence que ses passagers avaient déjà commencé à protester contre la hausse des tarifs, ajoutant : "Maintenant, les légumes et tout le reste vont augmenter avec le prix du carburant. Quelle est la solution ? Voler ? On ne peut pas voler". La situation est aussi aggravée par la dépendance de la Syrie au pétrole russe, dont les raffineries ont été régulièrement ciblées par les attaques de drones ukrainiens ces dernières semaines, à la suite de l'agression russe.Des grèves aux PhilippinesEn Asie, où les Etats sont particulièrement dépendants de l'énergie provenant du Moyen-Orient, la hausse des prix a provoqué des pénuries ainsi que des protestations, certains habitants connaissant des difficultés croissantes pour accéder aux services de base. Aux Philippines, les salariés de l'entreprise de transports Manibela ont ainsi organisé une grève pour protester contre la série de hausses du prix du pétrole, rapporte CNN. "Dans un avis, l'entreprise a critiqué le ministère de l'Énergie pour s'être contenté d'expliquer les augmentations au lieu de demander des comptes aux compagnies pétrolières et de protéger les consommateurs", indique par ailleurs le Philippine Daily Inquirer.En mars dernier, au plus fort de la crise énergétique, des habitants de Manille avaient organisé des manifestations vers le palais présidentiel pour exprimer leur mécontentement face à la flambée des prix du carburant, après le début de la guerre en Iran.Blocages des chauffeurs au GuatemalaLes chauffeurs de taxi et les travailleurs des transports se sont également mobilisés au Guatemala, en fin de semaine dernière, bloquant quatre points de la capitale, et certains axes de l'intérieur du pays. Les manifestants réclamaient au gouvernement la baisse des prix des carburants qu'ils considèrent toujours trop élevés, malgré le blocage des prix, indique l'Associated Press.Mobilisation des automobilistes au PortugalLundi 7 septembre, après l'annonce d'une nouvelle hausse des carburants, des automobilistes ont organisé au Portugal un "buzinão" - une protestation en voiture, afin de ralentir le trafic sous le son de klaxons. Les conducteurs ont notamment protesté sur le Pont 25-Avril à Lisbonne, un axe emprunté tous les jours par les habitants de banlieue, venant travailler dans la capitale. Ils réclament une baisse des taxes, selon le Diario de Noticias.La ville de Sines, dans le sud du pays, a également connu des manifestations aux abords d'une raffinerie, tandis qu'à Espinho (Nord), ville d'origine du Premier ministre, des manifestants ont protesté devant sa résidence, selon l'agence de presse portugaise Lusa. Lundi, le gouvernement

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