CHRONIQUE. Evincé de la tournée d’Ed Sheeran sous la pression d’un milliardaire pro-israélien pour avoir scandé sur scène «Free Palestine», le rappeur américain donne une leçon d’engagement face à une industrie culturelle qui préserve ses intérêts en arguant d’une neutralité politiqueDes écrans géants baignés d’images de décombres de Gaza, un rappeur arborant fièrement le keffieh et 80 000 spectateurs saisis par la gravité de l’instant. Au MetLife Stadium de New York, Macklemore, figure majeure du hip-hop américain propulsée par des hymnes planétaires comme Thrift Shop et Same Love, a transformé l’une des plus grandes scènes pop mondiales en une tribune politique.Lâcheté des politiques, silence de l’industrie musicale face à l'extermination à Gaza, l’artiste américain, dans une critique au vitriol et scandant «Free Palestine», a asséné son titre Hind’s Hall, ce morceau composé en 2024 en soutien au mouvement étudiant pro-palestinien qui occupait alors les universités américaines. Le titre même de la chanson fait écho au geste des protestataires de l’Université Columbia qui avaient barricadé le Hamilton Hall avant de le rebaptiser symboliquement en hommage à Hind Rajab, cette fillette de 5 ans tuée à Gaza par l’armée israélienne et devenue le visage de cette tragédie.Voir plus
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