OPINION. Le dernier classement universitaire mondial publié en juin devrait être lu à Genève comme un signal d’alarme. L’Université de Genève y occupe la 168e place. En 2015, elle était encore classée 85e, écrit l’ancien professeur et fondateur du Forum économique mondial Klaus SchwabUn classement n’est jamais un jugement définitif. Il ne mesure ni l’âme d’une institution, ni son rôle civique, ni sa contribution profonde à la société. Mais il envoie un message. Dans le cas de Genève – placée à la 168e place par le dernier classement de Quacquarelli Symonds – ce message est clair: l’Université n’a pas encore transformé ses atouts exceptionnels en rayonnement académique mondial. Ce recul ne signifie pas que Genève manque de qualité. Il signifie qu’elle doit affirmer plus fortement sa mission propre.Dans mon livre Universities, Professors and Students in the Intelligent Age, j’ai défendu l’idée que les universités doivent profondément se réinventer. Elles ne peuvent plus se limiter à transmettre un savoir organisé par disciplines. Elles doivent devenir des plateformes vivantes de création de connaissances, de formation continue, de responsabilité éthique et de préparation au leadership dans un monde transformé par l’intelligence artificielle, la science, la technologie et les ruptures géopolitiques. Cette transformation concerne toutes les universités. Mais elle concerne Genève d’une manière particulière.Voir plus
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