Les négociations ont été ardues pour obtenir la levée du veto d’Athènes. Les demandes de dérogations ont tendance à se multiplier, ce qui fragilise le poids des sanctionsIl en a fallu du temps! Les ambassadeurs des 27 Etats membres de l’UE ont fini par s’entendre, jeudi matin, sur le 21e paquet de sanctions contre la Russie, qui leur a donné tant de fil à retordre. La Grèce était le principal élément perturbateur. Athènes avait décidé de brandir son veto en exigeant une dérogation pour continuer d’exporter du gaz naturel liquéfié (GNL) russe vers des pays tiers, hors de l’UE. Et n’a pas lâché l’affaire. Elle a fini par obtenir gain de cause. Du moins, en partie. Alors même que les 27 s’étaient accordés, en octobre dernier, pour interdire, dès janvier 2027, tout «achat, importation ou transfert, direct ou indirect» de GNL «provenant de Russie ou exporté depuis la Russie».C’est ce surprenant revirement grec qui a prolongé les discussions et provoqué de très vifs débats. Au final, comme le paquet devait être adopté à l’unanimité, un compromis a dû être trouvé pour ne pas jeter l’ensemble à la poubelle. La Grèce, qui abrite la plus grande flotte marchande du monde, a donc obtenu l’exception recherchée. Elle pourra continuer à exporter du GNL russe vers des pays tiers après janvier 2027. Mais uniquement pour les contrats signés avant le début de l’invasion russe de l’Ukraine, soit avant le 24 février 2022, précise un diplomate. La dérogation fera par ailleurs l’objet d’un réexamen annuel. D’autres pays pourraient être tentés de s’engouffrer dans la brèche.Voir plus
Pour offrir la meilleure expérience, nous utilisons des technologies telles que les cookies afin de stocker et/ou d’accéder à des informations sur votre appareil. En consentant à ces technologies, vous nous permettez de traiter des données telles que votre comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut affecter négativement certaines fonctionnalités et fonctions.