L’administration publique a gagné près de 3000 postes à Genève comme dans le canton de Vaud entre 2011 et 2024, mais rapportés à la population, les effectifs bougent peu. La hausse des dépenses vient d’ailleurs: de l’argent que l’Etat reverse aux ménages et aux institutions qui les prennent en charge, des subsides d’assurance maladie aux EMS et aux crèches. Décryptage en six graphiquesDes «bourrelets» qui déborderaient du Palais fédéral aux offensives cantonales contre la croissance de l’Etat: l’idée d’une administration hypertrophiée s’est installée dans le débat politique suisse. Elle a trouvé son incarnation la plus directe dans l’initiative des Jeunes PLR contre «l’obésité de la Confédération», lancée en avril 2026. Le reproche vise aussi les cantons romands. Alors que le débat budgétaire à Genève est centré sur les charges et que la population a rejeté l’an dernier les lois «corsets» limitant dépenses et embauches, les Vaudois se prononcent le 27 septembre sur une baisse de 12% de l’impôt cantonal. Des débats différents, une même question: l’Etat a-t-il trop grossi?Les administrations romandes ont-elles véritablement perdu le contrôle de leurs effectifs et de leurs finances? Notre analyse des comptes publics compilés par l’Administration fédérale des finances depuis 1990, croisée avec les données d’emploi de l’Office fédéral de la statistique, permet de mesurer ce qui a augmenté, et à quel rythme.Voir plus
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