Avec 80 nouveaux réacteurs en construction d’ici à 2032 et l’arrêt des importations américaines depuis la Russie en 2028, le marché fait face à un déficit majeur. Des gestionnaires genevois expliquent où ils investissent et pourquoi ils évitent les petits réacteurs modulairesVéhicules électriques, pompes à chaleur, climatisation ou électrification industrielle: le monde entre dans une nouvelle ère de l’électricité, selon l’Agence internationale de l’énergie. Depuis 2019, la consommation d’électricité a augmenté deux fois plus vite que la demande énergétique globale, révèle l’agence dans un récent rapport, et elle pourrait encore tripler d’ici à 2050, sous l’effet entre autres de l’augmentation de la population mondiale et du relèvement du niveau de vie en Asie. Le nucléaire pourrait jouer un rôle déterminant dans la fourniture de ce courant supplémentaire à travers le monde. C’est en tout cas le point de vue d’investisseurs qui misent sur l’uranium. Ils expliquent comment.«Ce mouvement vers l’électrification se fera en partie de manière décarbonée, donc grâce au nucléaire, et le secteur connaît des tensions sur les ressources, avec des goulots d’étranglement par exemple sur le cuivre pour le réseau électrique (il va falloir construire un million de kilomètres de câbles) mais aussi sur l’uranium», analyse Renaud Saleur, d’Anaconda Invest, qui gère plusieurs hedge funds sur la thématique de l’énergie.Voir plus
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