Une liaison estivale en TGV pour aller applaudir Bad Bunny au stade Vélodrome, c’était compter sans une panne de caténaire en pleine canicule et un incendie de garrigue. Récit d’un voyage de Genève à Marseille transformé en huis clos solidaire, où la poésie des paysages provençaux a fini par effacer les cinq heures de retard
Le départEtape 1Régine, Carlène et Manon prennent la pose au départ de Genève Cornavin.
Aina Skjellaug / Le Temps
Ce dimanche-là, sur les quais de Genève-Cornavin, l’air possède encore cette légèreté propre aux départs matinaux, avant que le soleil de juin ne vienne figer le goudron. Il est 8h34. A bord du TGV Lyria, les valises glissent, les rumeurs de conversations s’installent, et trois rires bien distincts résonnent dans la voiture 17. Régine, Manon et Carlène viennent de s’installer. Pour ces trois trentenaires de 32 et 33 ans, le voyage a commencé un peu plus tôt, par un réveil dans la moiteur caniculaire de la nuit vaudoise. Lausanne n’avait plus de places disponibles pour ce train dominical si convoité; il a fallu anticiper, sauter dans un premier convoi régional pour attraper ce cordon ombilical qui relie la Suisse romande au littoral méditerranéen.Voir plus
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