Un instructeur de l’Académie de police comparaissait la semaine dernière pour une intervention musclée alors qu’il était en congé. Son comportement a été jugé conforme aux règles, à l’exception de l’utilisation de son chien pour se sortir d’une situation tendue«Ce chien, c’est mon binôme, c’est comme mon troisième enfant. Je le connais très bien, je savais pertinemment qu’il n’allait pas réagir à mon ordre.» Cette complicité entre un maître et son compagnon n’aura pas suffi, aux yeux de la justice, à légitimer le comportement de Didier*, agent et instructeur à l’Académie de police, lors d’une intervention tendue alors que ce dernier était en congé.Didier comparaissait mardi dernier à Nyon pour abus d’autorité et contravention à la loi vaudoise sur la police des chiens. Lors d’une promenade dominicale avec son animal, ce policier en congé avait constaté que deux motos et une voiture roulaient sans plaque, à toute vitesse et enchaînaient les wheelings aux abords de son village, non loin de la buvette du coin où jouaient des dizaines d’enfants. Croisant plus tard les chauffards à l’arrêt, il avait décidé de les interpeller, ce que prévoit son cahier des charges, a rappelé son avocat Raphaël Mahaim en audience.Voir plus
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