OPINION. En 2017, tourner la page du nucléaire allait dans l’ordre des choses. Mais bientôt dix ans plus tard, j’estime, à la faveur de nouvelles données, qu’il ne faut pas se fermer toutes les portes, écrit le conseiller national (Centre/VS) Benjamin RoduitLorsqu’on est simple citoyen intéressé par la politique, on peut avoir des opinions tranchées sans imaginer qu’un jour elles pourraient être l’enjeu de prises de décision cruciales. C’est ainsi que j’ai été amené à revoir ma position sur le nucléaire.Lors de la votation fédérale de mai 2017, j’étais en séjour prolongé en Afrique et je n’ai pas participé aux débats. Cependant, j’estimais correcte cette sortie progressive du nucléaire accompagnée d’un développement des énergies renouvelables. Porté par mon parti, ce projet s’inscrivait pour moi de manière cohérente dans un contexte de rejet d’une énergie jugée dangereuse à la suite de Fukushima et génératrice d’encombrants déchets. Une fois désigné au Conseil national, j’ai écarté toute remise en question de cette décision populaire en rajoutant un argument de bon sens: qui voudrait d’une centrale nucléaire dans sa région? De plus, ayant pris la présidence de Swiss Small Hydro (association suisse regroupant les petites installations hydroélectriques), j’y voyais plutôt un obstacle au soutien des énergies renouvelables.Voir plus
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