Après plusieurs semaines de débats intenses, les députés du Grand Conseil vaudois ont validé mardi le remplacement du dossier patient informatisé (DPI) par le logiciel du groupe américain Epic au sein du CHUV et de onze établissements de la Fédération des hôpitaux vaudois informatiqueLe Grand Conseil vaudois a validé le remplacement du dossier patient informatisé (DPI) au sein du CHUV et de onze établissements de la Fédération des hôpitaux vaudois informatique (FHVI). Après de longs débats, étalés sur cinq semaines, les députés ont donné mardi leur feu vert à l'implémentation du logiciel du groupe américain Epic.Si personne ne remettait en cause le remplacement du DPI, dont la solution actuelle arrive en fin de vie, la contestation a été vive sur le choix d'Epic. Mardi encore, des députés sont revenus à la charge pour critiquer, selon eux, l'inévitable dépendance financière et technologique envers une entreprise américaine, notamment en matière de souveraineté numérique. Et comme les semaines précédentes, les anti-Epic ont déploré qu'aucune solution locale n'ait été envisagée, évoquant «une erreur politique majeure».Les partisans à Epic ont rétorqué que ce logiciel, largement utilisé dans le monde et en Suisse (Berne, Zurich, Lucerne), était actuellement «la meilleure solution» pour faciliter le travail administratif du personnel soignant, comme l'ont montré les tests menés dans les hôpitaux vaudois. Ils ont aussi répété que les données seront hébergées en Suisse, et donc soumises au droit helvétique.
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Débats sur le financement
Malgré de véhémentes discussions, ne suivant pas l'habituel clivage gauche-droite, les fronts n'ont presque pas bougé depuis l'entrée en matière du 25 août. Les quatre décrets liés au projet ont été définitivement adoptés mardi après-midi avec, à chaque fois, environ 80 voix favorables contre une trentaine de refus.Outre la question du choix d'Epic, les débats ont aussi porté sur le financement du projet. Si l'enveloppe globale de 207,6 millions n'a pas été modifiée, le montage financier a été revu. La part de l'Etat pour la mise en œuvre du projet a été complétée par un crédit supplémentaire de 63 millions de francs (113 millions en tout), afin d'alléger la charge supportée par les hôpitaux régionaux.
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Menace d'un référendum par les Vert'libéraux
Pour arriver au même montant global, des amendements ont permis de réduire le crédit d'investissement pour le CHUV (62,5 millions de francs en tout) et la garantie d'emprunt pour les onze établissements de la FHVI (32 millions de francs). A noter que ces montants ne tiennent pas compte des coûts de maintenance, estimés à environ 23 millions de francs par année. D'autres amendements ont été acceptés lors des débats pour renforcer la gouvernance du projet et ajouter des «garde-fous», en lien essentiellement avec la protection des données.Validé par le Grand Conseil, le choix d'Epic pourrait toutefois encore être contesté. Les Vert'libéraux, particulièrement remontés avec la gauche radicale contre Epic, ont averti qu'ils pourraient lancer un référendum.
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