Dans «Nicole Nicole», son premier long métrage, primé à Visions du Réel, la Vaudoise Lauren Dällenbach filme le quotidien de sa tante, une quinquagénaire vivant encore chez sa mère. RencontreOn dit souvent du cinéma qu’il permet de rendre l’invisible visible. Une définition qui s’applique parfaitement au premier long métrage de Lauren Dällenbach, Nicole Nicole, qui sort en salles six mois après avoir remporté le Prix du jury de la compétition nationale au festival Visions du Réel, à Nyon. La Vaudoise y filme sa tante, qui, à 55 ans, vit encore chez sa mère, mais aspire à plus d’indépendance. De manière sensible, elle dévoile la relation d’interdépendance parfois conflictuelle entre les deux femmes, tout en donnant à Nicole la possibilité de devenir un magnifique personnage de cinéma, faisant de sa différence, de sa singularité, non pas un sujet, mais le moteur d’un récit d’émancipation.
Le Temps: Gardez-vous le souvenir du moment où, enfant, vous avez pris conscience que Nicole était différente?
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