Sur l'île la plus occidentale de Bretagne, dans un refuge préservé des pesticides et de l’agriculture intensive, se joue une course contre la montre pour sauver les populations d'abeille noire, autrefois omniprésente dans les campagnes françaises. Reportage«C’est le rêve, cette traversée, pas de vagues à l’horizon: ce n’est pas comme ça tous les jours!» Quelque part entre les escaliers de fer et les sacs vomitoires accrochés au mur, une voix résume le soulagement général à bord du bateau qui quitte le port de Brest sur une mer d’huile.Nous nous acheminons vers l’île la plus à l’ouest de la Bretagne, Ouessant. Parfois surnommée «l’île des naufragés» en raison des récifs traîtres qui l’entourent, elle est baignée d’une aura quasi mythique. Pour les marins des siècles passés, c’était la dernière étape avant l’Amérique; aujourd’hui, ces 15 kmVoir plus
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