CHRONIQUE. Le sport est souvent instrumentalisé par les dictatures. Certaines d’entre elles ont même décidé d’en créer de tout nouveaux. Avec un succès limitéLa Coupe du monde 1934 fut pour Mussolini un fameux coup de pub, qui lui permit de montrer sous leur meilleur jour les réalisations du fascisme en Italie. Pourtant, le Duce n’aimait guère le football: il l’accusait de nourrir les rivalités régionales au détriment de l’unité nationale, de flatter l’appât du gain, de ne développer que le bas du corps… Mais aussi et surtout d’être irrémédiablement anglais. C’est d’ailleurs pour cette dernière raison, expliquent certains historiens, qu’en Italie le football fut renommé le calcio. Voilà un bel exemple d’appropriation culturelle, qui s’appuyait sur le souvenir du calcio fiorentino, un sport qu’on pratiquait dans la Toscane médiévale et qui entretient des liens, disons, lointains avec le «foot»: il s’agissait certes aussi d’un jeu de balle, mais dans lequel il convenait avant tout d’assommer son adversaire.
Lire aussi: A la Coupe du monde 1934, la victoire ou la mort dans l'Italie de Mussolini
Voir plus
Pour offrir la meilleure expérience, nous utilisons des technologies telles que les cookies afin de stocker et/ou d’accéder à des informations sur votre appareil. En consentant à ces technologies, vous nous permettez de traiter des données telles que votre comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut affecter négativement certaines fonctionnalités et fonctions.