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«La situation demeure très défavorable» sur le front des incendies, selon le ministre de l’intérieur français Laurent Nuñez
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«La situation demeure très défavorable» sur le front des incendies, selon le ministre de l’intérieur français Laurent Nuñez

Publié le 26 July 2026 à 07:04
Auteur : Le Temps

Les incendies en Gironde figurent déjà parmi les plus importants répertoriés en France depuis la Seconde Guerre mondiale. La situation est également très tendue en Espagne«La situation demeure très défavorable» sur le front des incendies en Gironde, mais aussi dans les Landes et le Var, a affirmé dimanche le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez sur X. «En début de nuit, en Gironde, le feu est redevenu extrêmement virulent, imprévisible, créant son propre vent et évoluant de manière erratique vers l’agglomération bordelaise», a détaillé le ministre, précisant que l’incendie était «redevenu en fin de nuit plus calme». Pour combattre ce sinistre, «18 moyens aériens sont mobilisés depuis ce matin et l’A400M sera, à nouveau, engagé», a-t-il ajouté. «Au total, 2500 sapeurs pompiers sont mobilisés dont un groupe suisse en Gironde», aidés de «1500 militaires», et «près de 550» le sont dans les Landes.
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Les réfugiés du feu affluent dimanche dans les centres d’accueil en France et en Espagne, où plus de 300 000 personnes ont été évacuées près de Bordeaux et de Madrid face à des incendies hors de contrôle et d’une ampleur historique. Une personne a par ailleurs péri dans un feu près de Valence dans l’est de l’Espagne.En Gironde (sud-ouest), il est «très probable» qu’il s’agisse de l’opération d’évacuation de civils la plus importante jamais menée en France, hors conflit, selon le gouvernement. Le décompte côté français s’élève désormais à 220 000 personnes au total, parmi lesquels 55 000 habitants des communes situées au sud-est du Bassin ou proches de la métropole (Marcheprime, Le Barp, Biganos, Mios, Cestas) abrités dans la nuit de samedi à dimanche.
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Le feu figure déjà parmi les plus importants répertoriés en France depuis la Seconde Guerre mondiale. Samedi soir, de nouvelles évacuations ont été ordonnées dans plusieurs communes près de Bordeaux (sud-ouest). Sur les quais de la ville de Bordeaux, une fumée orangée obscurcissait le ciel au lever du jour dimanche, avec une forte odeur de brûlé dans les rues.
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Feu imprévisible
«La ville est heureusement déserte […] Nous avons quelques personnes qui n’ont pas voulu évacuer leur maison. Nous avons tenu un listing bien évidemment en lien avec la préfecture», a déclaré sur BFMTV Jérôme Steffe, maire de Cestas, commune de 17 000 habitants située dans le sud-ouest de la métropole bordelaise. «Ce feu est imprévisible et à chaque fois qu’on croit avoir remporté une bataille, malheureusement il nous surprend de la pire des façons qui soit. Et donc malheureusement, aucune date de retour aujourd’hui ne peut être annoncée», a-t-il ajouté. «Aujourd’hui, il est impossible de dire où s’arrêtera le feu.»L’incendie qui a embrasé les pourtours du très touristique bassin d'Arcachon et menace désormais les abords de la métropole de Bordeaux a ravagé 42 000 hectares, soit quatre fois la superficie de Paris. Quelque 220 000 personnes ont été évacuées depuis mercredi. Dans le département voisin des Landes, où le feu est «mieux contenu mais pas fixé» il y a déjà eu 30 000 évacuations.«On nous a dit: «il faut évacuer». On a vu des colonnes de fumée, comme un volcan qui allait exploser», expliquait vendredi Frédéric Tavitian, 70 ans, retranché au parc des Expositions de Bordeaux après avoir été évacué. Il avait rejoint 5000 à 6000 autres réfugiés du feu, désorientés et abattus, qui ont dormi sur des lits de camp ou des tapis de sol.
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D’autres territoires menacés
Selon les pompiers du département de la Gironde, joints par l’AFP, le feu est d’une virulence telle que s’est formé un «pyrocumulonimbus», où le feu «crée son propre vent, avec des tourbillons, devient erratique et ingérable». L’incendie «sera long à combattre» et «tant que le feu n’est pas fixé, il n’y aura pas de réintégration» des personnes évacuées, prévient le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez dans un entretien dimanche dans le journal La Tribune.Selon une cartographie de la progression de l’incendie diffusée dans la nuit par les autorités, le feu s’est orienté vers le sud-est en direction de Marcheprime, localité située sur la ligne SNCF entre Bordeaux et Arcachon. La fermeture de l’autoroute A63, axe majeur du trafic entre le nord de l’Europe et la péninsule ibérique, concerne le tronçon entre l’échangeur 17 de Liposthey et l’écha

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