Les sentiments d’impuissance et d’arbitraire dominent dans «Parlons prisons», recueil de récits carcéraux genevois publié par le collectif du même nom qui prône l’abolition des établissements pénitentiaires«En prison, vous êtes complètement dépossédé de votre indépendance ainsi que de toute intimité.» «Moi je ne prends pas de médicaments, mais c’est une catastrophe, là-bas, tu vois des zombies.» «Je pense que ça ne sert à rien de mettre plein de gens qui ont fait des conneries ensemble, parce que tu alimentes leur animosité.»Ils s’appellent Julien, Samia, Mlawna, Sophie ou Ilyes, parmi d’autres. Ils ont connu les cellules genevoises en tant que détenus, elles ont connu les parloirs ou les tracas administratifs en tant que proches. Avec des mots simples, les prisonniers racontent leur réalité, le plus souvent à Champ-Dollon, tandis que les conjointes ou mères évoquent leur soutien quotidien.Voir plus
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