Ce jeudi, le premier ministre polonais a annoncé que la Russie pourrait bombarder la Pologne dans les prochaines semaines. Reportage dans les régions à risque, où les habitants peinent à prendre la pleine conscience de la menace«Oui on a une cave dans laquelle on aurait pu descendre. Mais de toute façon, l’explosion avait déjà eu lieu quand les alarmes ont retenti», lance Jakub* au portail de son jardin à Dorohusk. Le dimanche 13 septembre, les 500 âmes de ce bourg à quelques centaines de mètres de l’Ukraine ont été réveillées en sursaut par l’impact d’un drone de combat russe tombé de l’autre côté de la frontière. «Mercredi matin, on a de nouveau entendu les sirènes», ajoute le sexagénaire avec détachement. Il raconte au Temps avoir reçu un message d’avertissement sur son téléphone, comme les autres habitants de Dorohusk.Quelques heures plus tard, beaucoup semblaient désorientés face à la situation. «Que voulez-vous qu’on fasse? Il n’y a pas d’abris ici», s’exclame Jakub. Dans le coin, les villageois sont nombreux à ignorer les alertes. D’autres se réfugient dans leur cave par précaution. Certains ont peur, mais tous préfèrent imaginer que cette guerre à quelques centaines de mètres d’eux ne débordera pas sur la Pologne.Voir plus
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