En juillet, plus d’un quart de la superficie de l’océan a affronté des vagues de chaleur considérées comme intenses, avec des pics plus marqués dans l’Atlantique Nord ou en Méditerranée. Ces canicules dévastent en silence les écosystèmes et les sociétésUn feu fait rage, silencieusement, au large de nos côtes: celui de l’océan. Juillet 2026 est le mois de juillet le plus chaud jamais enregistré dans ses vastes étendues – après un printemps déjà brûlant. Cette flambée du thermomètre se poursuit: l’océan atteint désormais 21,1 °C en surface, à l’échelle mondiale, selon le programme européen Copernicus, dont les données sont issues notamment d’observations satellitaires. Soit 0,6 °C de plus que la moyenne estimée entre 1993 et 2022 à cette période de l’année.Ce niveau particulièrement élevé, qui bouleverse les écosystèmes et les sociétés humaines, reflète l’ampleur des effets du changement climatique sur les immensités marines. «L’océan emmagasine l’énergie excédentaire du réchauffement climatique issu des activités humaines, rappelle Marie Drevillon, responsable des opérations au sein de l’organisation scientifique Mercator Ocean International, qui pilote le service marin de Copernicus. Nous nous approchons du record de température tous mois confondus, de 21,2 °C, qui a été atteint en mars 2024.» L’Université du Maine, aux Etats-Unis, qui s’appuie sur des données de l’Agence météorologique et océanographique américaine, publie des estimations du même ordre.Voir plus
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