Une étude de l'Union des villes suisses détaille les effets néfastes de la chaleur pour les zones urbaines. Les températures élevées entraînent une perte de productivité conséquenteLa canicule de l'été 2026 a entraîné une perte de productivité du travail de plus de deux milliards de francs dans toute la Suisse. C'est ce qu'a calculé l'Union des villes suisses à partir d'un modèle développé par l'EPFZ.La performance économique des mois de juin à août a été calculée. Les villes sont toutefois particulièrement touchées, en raison de la forte contrainte thermique, mais aussi de leur poids économique. La NZZ am Sonntag a été la première à faire état de cette étude.La perte de production s’explique notamment par les effets de la chaleur sur les travailleurs: les températures élevées perturbent leur sommeil, accentuent leur fatigue et ralentissent leur rythme de travail. Les effets négatifs du stress thermique sont un phénomène reconnu en médecine du travail.
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Les calculs de l’Union des villes suisses reposent sur une étude de l’EPFZ datant de 2022, qui estime à 665 millions de francs la perte de productivité liée à la chaleur pour un été moyen. Ce montant a ensuite été extrapolé à partir des données de température de MétéoSuisse. Il en ressort que les pertes enregistrées lors de la canicule de l’été 2026 sont environ 3,2 fois supérieures à cette valeur de référence.
Les communes des agglomérations particulièrement touchées
En tant que centres économiques, les villes sont particulièrement affectées, selon l’étude. Les 172 localités statistiquement définies comme des villes ont ainsi subi une perte de productivité totale de 1,3 milliard de francs. Si les 15 plus grandes villes ont enregistré les pertes les plus importantes en valeur absolue, ce sont les petites villes des agglomérations qui ont subi les taux de perte les plus élevés.
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Selon les calculs, les communes des cantons de Bâle-Campagne, de Soleure et d’Argovie sont particulièrement concernées. Birsfelden (BL) arrive en tête du classement, avec une perte estimée à 2,47%.L’Union des villes suisses déplore que les conséquences économiques du changement climatique aient jusqu’ici fait l’objet de peu d’études systématiques en Suisse. Une analyse des risques prévoit, pour la période 2030-2035, une perte de performance économique de 5,31% due à la chaleur, aux inondations, aux fortes pluies, au vent et à la sécheresse. Sans les capacités d’adaptation existantes, cette perte peut atteindre même 7,32%.
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