La sprinteuse bernoise de 34 ans a repris la compétition cet été, sept mois après avoir accouché d’un petit garçon. Elle raconte au «Temps» un corps à réapprivoiser, un quotidien bouleversé et une motivation nouvelle qui la projette jusqu’aux JO de Los Angeles 2028Mujinga Kambundji a fait carrière d’aller vite. A 34 ans, elle demeure la femme la plus rapide de Suisse avec ses records de 10’’89 sur 100 mètres et de 22’’05 sur 200 mètres. Mais c’est un sprint d’une tout autre nature qu’elle a achevé en retrouvant un dossard le 11 juillet dernier, sept petits mois seulement après avoir accouché de son premier enfant, fin novembre 2025. C’est un délai raisonnable pour reprendre un travail classique, mais le corps d’une championne n’est pas celui d’une femme ordinaire et récupérer ses capacités d’avant demeure un processus en cours.En 2026, devenir mère au cours d’une carrière sportive de haut niveau reste une expérience assez rare, que beaucoup d’athlètes refusent ou redoutent. La Bernoise, pionnière de l’essor que connaît aujourd’hui le sprint suisse (quatre coureuses sous les 11 secondes sur 100 mètres cette saison), a décidé d’en faire son plus grand défi: au terme d’une saison de reprise forcément particulière, qui a balancé entre instants de joie et de frustration, elle se sent capable de courir à l’avenir plus vite que jamais et se projette en tout cas jusqu’aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028.Voir plus
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