CHRONIQUE. La Russie est derrière plusieurs opérations de déstabilisation en Europe, une guerre hybride qui n’épargne pas la Suisse, écrit le président du Mouvement européen Suisse (section Genève), Alexandre de Senarclens, qui se félicite que la Confédération puisse compter sur ses partenaires européensLes Suisses sont menacés mais ils ne le savent pas. Il ne s’agit pas d’une guerre avec des chars, de l’aviation et des soldats au sol. Pourtant, le combat est bien réel. Il nous oppose à la Russie, qui cherche à affaiblir notre démocratie comme celles de nos voisins européens. Dans son dernier rapport, le Service de renseignement de la Confédération (SRC) tire la sonnette d’alarme: «La menace la plus sérieuse émane de la Russie […], le conflit hybride qu’elle mène contre l’Europe gagne en agressivité, et la Suisse s’en trouve directement concernée.» Le rapport ne mâche pas ses mots. La Russie veut affaiblir les démocraties occidentales et l’unité transatlantique. La Suisse est visée par des campagnes de désinformation et de propagande. Des infrastructures situées sur notre territoire servent à mener des cyberattaques contre des cibles à l’étranger. Notre pays serait également utilisé à des fins logistiques pour préparer des opérations de sabotage ou de déstabilisation en Europe, mener des activités d’espionnage ou acquérir des biens et des technologies sous sanction.C’est la première fois que le SRC désigne aussi clairement la menace russe. Ailleurs en Europe, les avertissements se multiplient depuis plusieurs années.Voir plus
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