Benyamin Netanyahou réclame la révocation du mandat d’arrêt délivré contre lui par la Cour pénale internationale. L’attention va se concentrer sur le profil du successeur du procureur, révoqué pour «faute grave»Israël n’a pas perdu de temps. Réagissant à la révocation, vendredi, de Karim Khan, le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI), les responsables de l’Etat hébreu n’ont pas manqué de partager leur satisfaction, voire de s’attribuer le mérite de cette chute. «Ce qui a été mis au jour, ce n’est pas seulement la véritable motivation de Karim Khan, c’est aussi l’injustice profonde et la corruption qui ont gangrené tant le Bureau du procureur que la Cour pénale internationale elle-même», clamait le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI pour accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.Vendredi, la révocation a été décidée à New York par une large majorité d’Etats (82 sur les 125 Etats membres de la CPI), après que ces pays ont estimé que Karim Khan s’était rendu coupable de «faute grave» à l’égard de son assistante avec laquelle il est accusé d’avoir entretenu «une relation sexuelle inappropriée». Or, selon plusieurs médias israéliens, qui citent des sources anonymes, le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, aurait joué un rôle actif dans les démarches pour obtenir la chute du procureur. Un groupe de travail aurait même été formé pour convaincre des ambassades en déployant «des efforts diplomatiques intensifs».Voir plus
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