Les massacres de janvier ont alimenté un lot d'histoires horribles que les Iraniens de l'étranger se sont partagées, par téléphone, dans un train pour Nyon; l’écrivain iranien Ebrahim Salimikouchi revient sur le traumatisme et sur la résistance des Iraniens, de là-bas et d'iciL’internet venait de se reconnecter en Iran. Les premières images sont arrivées: des photos de housses mortuaires, alignées les unes contre les autres dans les morgues et les hangars. Les corps des jeunes tués dans ces deux longues nuits des 8 et 9 janvier y étaient entassés, parfois jusque dans les cours, parfois même sur les trottoirs.Nous, les Iraniens loin d’Iran, nous avions déjà beaucoup pleuré dès le début des manifestations. Chacun dans sa solitude, ou parfois ensemble, mais toujours à l’abri du regard de nos enfants et toujours soucieux de cacher nos larmes aux plus fragiles d’entre nous.Voir plus
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