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Intégrer la cryptomonnaie à son portefeuille: mine d’or numérique ou pari spéculatif?
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Intégrer la cryptomonnaie à son portefeuille: mine d’or numérique ou pari spéculatif?

Publié le 23 July 2026 à 23:00
Auteur : Le Temps

Les cryptomonnaies ont fait leur entrée dans la gestion de patrimoine: découvrez pourquoi la monnaie numérique est une option tout à fait légitime, pourquoi les fortes fluctuations des cours ont des incidences au quotidien et pourquoi une gestion professionnelle réduit considérablement le risque de perte des codesLa cryptomonnaie a définitivement quitté sa niche. L’époque des «chercheurs d’or» en ligne cède la place à une logique financière froide. Quiconque croit encore aujourd’hui que la cryptomonnaie est un produit à éviter comme la peste confond préjugés et faits. Comme le formule Philipp Merkt, Chief Investment Officer (CIO) chez PostFinance, avec lucidité: «Les cryptomonnaies représentent aujourd’hui une option valable à intégrer à un portefeuille.» Ce n’est toutefois pas un laissez-passer pour flamber sans réfléchir. Intégrer des cryptomonnaies nécessite d’avoir une conscience claire des risques. Quand on a une tolérance élevée à cet égard, et un horizon de placement long, il est tout à fait possible d’ajouter des cryptomonnaies à son portefeuille.

Les cryptomonnaies représentent aujourd’hui une option valable à intégrer à un portefeuille.
Les chiffres eux-mêmes étayent cette thèse. Philipp Merkt a calculé les données historiques du marché. Il a constaté que les portefeuilles contenant jusqu’à 5% de cryptomonnaies ont obtenu par le passé de meilleurs résultats que les portefeuilles traditionnels dans une analyse pondérée en fonction du risque (c’est-à-dire du rendement par rapport au risque encouru). «Les cryptomonnaies ont contribué à la répartition des risques en raison de leur corrélation historiquement plus faible avec les classes d’actifs traditionnelles», explique-t-il. Les cryptomonnaies peuvent ainsi atténuer les fluctuations du portefeuille. Dans la classe de risque la plus élevée, PostFinance table sur les 5% mentionnés. En revanche, une part supérieure ne contribuerait pas à une diversification saine, estime Philipp Merkt.L’utilité de la monnaie numérique pour répartir les risques a diminué au fil des ans. Aujourd’hui, il arrive plus souvent que les cryptomonnaies évoluent au même rythme que les actions et autres placements. Dans le monde de la finance, on parle de comportement risk-on: si la propension au risque des investisseurs augmente, le bitcoin augmente souvent avec elle; si elle diminue, le bitcoin se retrouve lui aussi sous pression. Le lien avec les marchés financiers traditionnels s’est ainsi considérablement resserré. Toutefois, l’évolution des cryptomonnaies et des actions n’est pas tout à fait parallèle. Les investisseurs doivent donc faire preuve de persévérance. Ces dernières années, le bitcoin a par exemple connu un rebond après des baisses de cours. Philipp Merkt atteste d’une certaine inertie: «Récemment, il y a même eu des périodes où la volatilité de l’or était plus élevée que celle du bitcoin.» Comme toujours, il convient toutefois de noter que les données de performance passées ne garantissent pas les résultats futurs.
Les dangers de l’autogestion
Quand on investit dans les cryptomonnaies, il faut se décider entre acheter les placements numériques directement sur une application, passer par un mandat bancaire professionnel ou enregistrer soi-même ses codes personnels. Pour Philipp Merkt, le prix n’est pas le seul facteur déterminant. Certes, à 0,95%, les frais de négociation de PostFinance pour un portefeuille de cryptomonnaies sont avantageux. La plus grande différence par rapport à l’autogestion réside toutefois dans la question de la responsabilité: passer par un mandat décharge les investisseurs de la nécessité de se pencher en permanence sur ce sujet complexe. Personne n’a besoin de comprendre en détail comment fonctionne la blockchain, ou combien de cryptomonnaies il faut intégrer: la banque se charge entièrement du choix, du timing et de la pondération pour la clientèle. En arrière-plan, le portefeuille fait l’objet de réorientations régulières. Si la part d’une cryptomonnaie augmente fortement, sa pondération est ramenée à la quote-part définie dans la stratégie.Selon Philipp Merkt, l’achat direct sur des plateformes non réglementées comporte des risques considérables. Confier son argent à une bourse étrangère, c’est évoluer dans un environnement faiblement réglementé et donc courir le risque que la plateforme soit piratée ou devienne insolvable. L’avis de l’expert à ce sujet est donc sans détours: «Recourir à une solution de sa banque principale suisse est clairement une bonne idée.» Cela vaut aussi bien pour l’autogestion sur une application que pour un mandat.Dans l’univers de la cryptomonnaie, un autre risque majeur est l’erreur humaine concernant la conservation des codes. Quand on ne retrouve plus son code personnel, on perd irrévocablement l’accès à son patrimoine. Environ 15% de tous les bitcoins jamais extraits sont actuellement inaccessibles du fait de l’oubli des données d’accès. «Le nombre de bitcoins perdus est tout simplement ahurissant», comme

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