Cette espèce invasive, très présente dans le Léman, boucherait toutes les conduites d’eau si leurs exploitants ne réagissaient pas. La lutte contre le mollusque est onéreuse et la solution idéale pour contrer son impact sur les infrastructures n’a pas été trouvéeSi on enlevait toute l’eau du lac de Constance, on ne verrait qu’un tapis de mollusques. Des moules quagga qui n’existaient pas en Suisse il y a une dizaine d’années et qui, en une décennie, ont bouleversé son écosystème. Depuis, elles se sont propagées, via les humains, à d’autres bassins et cours d’eau. Le Léman, les lacs de Neuchâtel et Bienne figurent parmi les plus touchés, tandis que ceux de Zurich et des Quatre-Cantons sont pour l’instant moins concernés. Originaire du bassin du Dniepr, en Ukraine, la menace est présente à travers l’Europe et les Etats-Unis.«Il peut y avoir jusqu’à 20 000 moules quagga par mètre carré et on en trouve jusqu’à 250 mètres de profondeur. Elles se reproduisent très vite, elles vivent longtemps. Cette espèce invasive est partout», résume Piet Spaak, un spécialiste de l’Institut fédéral suisse des sciences et technologies de l’eau (Eawag). En mangeant des planctons, la bestiole prive de nourriture d’autres animaux lacustres, qui tendent à disparaître.Voir plus
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