ANALYSE. Depuis l’appel de Dario Amodei à ralentir l’IA, les géants du secteur multiplient les déclarations alarmistes. Une stratégie qui détourne l’attention des problèmes actuels et leur permet d’imposer leurs propres règles de supervisionJamais le public n’a autant entendu parler des risques liés à l’intelligence artificielle (IA). Et jamais il n’y a eu autant de désinformation, et surtout de manipulation à ce sujet. Cela fait bien sûr des années, et surtout depuis le lancement de ChatGPT en novembre 2022, que des alertes sont émises sur les menaces induites par ces technologies. Mais depuis samedi dernier et l’appel de Dario Amodei, directeur d’Anthropic, à ralentir le développement de l’IA, il y a eu un déferlement sans précédent de déclarations, postures et requêtes. Prenons aujourd’hui le temps d’analyser la situation.D’abord, les menaces existent. Il n’y a pas de risque zéro, ainsi que le disent certains, mais il n’y a pas de menace existentielle actuellement pour l’humanité. Et il semble particulièrement audacieux de donner des pourcentages, comme l’ont fait de nombreuses personnalités. Il y a quelques jours, Evan Hubinger, chercheur en sécurité chez Anthropic, estimait ainsi à plus de 10% la probabilité que l’IA «puisse tuer tous les humains» au cours de la prochaine décennie. Mais y a-t-il des analyses sérieuses pour calculer ces pourcentages? «L’utilisation de ces mots et ces prédictions sont alarmantes, dérangeantes et ne devraient pas être faites. C’est irresponsable», s’est ainsi emporté lundi Jensen Huang, directeur de Nvidia.Voir plus
Pour offrir la meilleure expérience, nous utilisons des technologies telles que les cookies afin de stocker et/ou d’accéder à des informations sur votre appareil. En consentant à ces technologies, vous nous permettez de traiter des données telles que votre comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut affecter négativement certaines fonctionnalités et fonctions.