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«Goodbye» réduit national?
LE TEMPS Politique international
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«Goodbye» réduit national?

Publié le 20 September 2026 à 05:19
Auteur : Yves Petignat

CHRONIQUE. Face au chaos du monde, les Suisses hésitent à choisir entre deux versions d’une même sagesse populaire. Le proverbe allemand qui veut que «lorsque la maison de votre voisin brûle, on apporte de l’eau à la nôtre». Et l’autre, francophone, selon lequel on ne rencontre enfin ses voisins que lorsque le quartier brûle, écrit Yves PetignatIl fut un temps où le bonheur suisse se satisfaisait de la conviction que nos affaires marchaient mieux que celles des voisins. Et puis, dans le chaos du monde, le doute s’est infiltré, et avec lui l’inquiétude, lézardant notre léger complexe de supériorité. Et si, comme le disait dans ces colonnes l’écrivain Alex Capus, nous n’étions que «les champions du monde de la moyenne» ? Une récente étude de la Société suisse d’utilité publique (SSUP) montre en effet un pays «inquiet de la capacité de la démocratie à trouver des réponses aux défis de notre époque». Pour près de la moitié des électeurs, «la politique suisse n’est pas suffisamment préparée pour faire face à la pression exercée par les grandes puissances».L’an dernier, un sondage intitulé «Comment allez-vous?» avait déjà montré que plus de 70% des Suisses estimaient que «le temps où [ils pouvaient] vivre sans souci» était révolu et que «le monde ne fait que se dégrader». Montée en puissance des régimes autocratiques, cyberattaques, menaces numériques et multiplication des conflits militaires, pour chacune de ces menaces, environ 40% des personnes interrogées pour l’étude SSUP estiment que la Suisse est mal préparée à répondre. Et attendent dès lors «une coopération internationale accrue pour renforcer la capacité d’action de la Suisse». Selon l’étude, «plus de 60% des électrices et électeurs se prononcent en faveur d’un renforcement des coopérations en matière de politique de sécurité avec des partenaires sélectionnés tels que l’OTAN, l’UE et les pays voisins de la Suisse». Trois quarts d’entre eux seraient même prêts à une collaboration plus étroite avec une nouvelle organisation internationale regroupant petites et moyennes nations pour faire face aux pressions des grandes puissances.Voir plus

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