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Frédéric Favre et l’obsession olympique: «Je sais ce que le sport m’a apporté»
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Frédéric Favre et l’obsession olympique: «Je sais ce que le sport m’a apporté»

Publié le 15 July 2026 à 18:34
Auteur : Le Temps

Encore conseiller d’Etat en Valais il y a un peu plus d’une année, Frédéric Favre dirige désormais le projet olympique suisse pour 2038. Il juge son travail très politique et assure avoir retrouvé une vie plus authentiqueAu téléphone, Frédéric Favre prévient: «Je suis toujours un peu politicien! Je dirige un projet intercantonal qui demande une coordination avec la Confédération, les villes, le Comité olympique, les fédérations nationales et les nombreux partenaires privés. C’est un travail qui demande une expérience politique.» Il se trouve actuellement à Zurich, pour les Championnats du monde de Hockey sur glace. Un sport qu’il affectionne particulièrement, lui qui a arbitré des hockeyeurs pendant quinze ans, y compris en première division. Encore ministre de la Sécurité, des Institutions et du Sport en Valais au début de l’année 2025, il pilote désormais le projet de la Confédération pour les Jeux olympiques de 2038, répartis dans dix cantons. L’ex-conseiller d’Etat valaisan insiste: «Ce n’est pas une nouvelle candidature, c’est un nouveau modèle, qu’il faut voir comme l’organisation de multiples événements simultanés partout dans le pays.»L’entretien se déroule sur la terrasse d’un café situé dans le nouveau quartier qui jouxte la gare de Sion. Drapeaux suisses et olympiques au revers du veston, Frédéric Favre, 47 ans, lance: «Mon bureau, c’est le train.» Il vient de finaliser un partenariat avec une entreprise installée à Zurich. Quelques heures plus tôt, le Conseil fédéral a annoncé un soutien de 200 millions de francs pour le projet olympique sans vote populaire. L’affaire dépend désormais du Parlement fédéral. Un travail de lobbyisme débute. Frédéric Favre précise: «Cet engagement doit s’étaler sur dix ans. Si les parlementaires choisissent de le soumettre à un référendum, nous n’aurons plus l’exclusivité des Jeux de 2038 promise par le Comité olympique, et nous serons mis en compétition avec d’autres candidatures.» Pour lui, «nous ne pouvons pas être battus, mais nous pouvons perdre».Voir plus

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