La chercheuse Agnès Giard a passé neuf ans à étudier ces Japonais qui se mettent en couple avec des personnages de manga. Un phénomène de contre-culture face à la récession économique et un modèle conjugal désajustéSon livre, Les Amours artificielles au Japon (Albin Michel), a fait sensation l’automne dernier. Rattachée au laboratoire Sophiapol, Université Paris Nanterre, Agnès Giard y ouvrait les portes d’un univers parallèle dans lequel des femmes et des hommes japonais décident de se mettre en couple avec des personnages de fiction, issus principalement du monde des mangas ou des jeux vidéo. La chercheuse a passé neuf ans à étudier ces passions fictosexuelles. Elle tient aussi une chronique au journal Libération sur les sexualités, Les 400 culs. Elle donne une conférence vendredi, dans le cadre des Rencontres internationales de Genève, dont le thème cette année est «Tout autour de l’amour»*.
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