La candidate de la gauche radicale, fille de réfugiés turcs, a connu une ascension fulgurante ces derniers mois en menant une campagne de proximité sur le logement et le coût de la vie. Une stratégie directement inspirée de celle de Zohran Mamdani à New York. Réussira-t-elle son pari? Réponse ce dimancheElif Eralp annonce la couleur. Sur son site et ses affiches de campagne, il y a du rouge, du rouge et encore du rouge. Et dans le creux de son cou, un pendentif doré sur lequel on peut lire «Mietendeckel», en français «plafonnement des loyers». C’est sur le sujet brûlant du logement que la candidate Die Linke à la mairie de Berlin a axé son message. Avec succès. Ce dimanche, les électeurs sont appelés aux urnes pour renouveler la Chambre des députés de la capitale allemande, qui désigne ensuite le ou la bourgmestre. A la veille du scrutin, le parti de la gauche radicale est en tête dans les sondages (22%), au coude à coude avec la CDU, bien loin des 12% qu’il avait obtenus lors des dernières élections.L’engouement historique autour de la juriste de 45 ans d’origine turque et de son parti est le reflet des nouveaux maux dont souffre Berlin. Longtemps connue loin à la ronde pour son aura alternative et ses vastes appartements abordables, la ville a vu le prix de ses loyers doubler en une décennie. «Je veux que les gens puissent encore se permettre d’avoir un logement», a martelé sans relâche Elif Eralp ces derniers mois. Sa recette: des loyers plafonnés, donc, pour le parc immobilier qui appartient au Land. Et le passage de plus de 200 000 logements de grands propriétaires en mains publiques, une mesure votée par la population en 2021 mais qui n’est jamais entrée en vigueur.Voir plus
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