Artiste la plus accomplie de l’histoire des îles Féroé, Eivør a quitté son archipel pour rejoindre ce mercredi le Village du monde du Paléo Fetsival. Présence magnétique garantie, ce qui méritait bien un entretien à distanceUn appel visio en pleine canicule, on s’excuse pour notre tenue légère – un marcel premier prix qui la fait bien sourire – puis vient le coup de grâce: elle tourne l’écran vers le fjord dans lequel elle vit, on y voit des gens se promener avec bonnets et coupe-vent, la fraîcheur transpire malgré la distance et nous donne des envies de téléportation. L’environnement est sublime à Velbastaður, aux îles Féroé. A tel point qu’Eivør Pálsdóttir l’embrasse désormais à temps plein, après bien trop d’années passées loin de sa terre natale: «Voilà trois ans que je suis posée ici, et il était vraiment temps de rentrer. Le mal du pays était trop fort. Dans mon salon à Copenhague, tout ce que je voyais par la fenêtre, c’étaient les immeubles voisins. Alors c’est certes bien plus compliqué à gérer au niveau logistique, surtout avec les avions, mais mon cœur et mon âme sont ici», dit-elle.«Savourez bien cette vue, hier, c’était tempête, impossible de mettre le nez dehors», taquine-t-elle encore un peu, tout en nous assurant de sa compassion pour la vague de chaleur. On vous épargne le reste de nos digressions, mais sachez que la conversation météo reste un impératif dans les contrées arctiques, où le brouillard et la pluie sont souvent les meilleurs amis de l’espèce humaine.Voir plus
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