Le métier d’éducatrice de la petite enfance est devenu plus exigeant et plus nécessaire que jamais, alors que le nombre de places dans l’accueil de jour n’a cessé de croître. Reportage à la garderie Les Lucioles, à Montreux, pour saisir les enjeux d’une profession méconnue et mise à mal par le manque de recrues qualifiéesSur la route qui serpente au-dessus du lac, sur les hauts de Montreux, les voitures roulent nerveusement vers l’autoroute. Il est 8h un mercredi matin, jour réputé calme dans le monde des crèches. Aux Lucioles, Jasmine Clavel accueille les enfants au compte-goutte. Emma, 2 ans, tire sur sa lolette en regardant partir sa maman. «Je peux te poser maintenant?» demande l’éducatrice. La petite fait non, s’agrippe. «D’accord», répond l’adulte, sans la lâcher.Bientôt, elles seront deux pour 14 enfants. La norme standard, dans le canton de Vaud, où l’on prévoit un adulte pour cinq bébés, un pour sept «trotteurs» (18-30 mois) et un pour dix enfants du groupe le plus âgé. Derrière ces chiffres, une question traverse le secteur. Y aura-t-il assez d’éducateurs et d’éducatrices qualifiés pour s’occuper des enfants, demain?Voir plus
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