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Détroit d'Ormuz : le trafic au plus bas alors que les frappes entre les Etats-Unis et l'Iran se poursuivent
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Détroit d'Ormuz : le trafic au plus bas alors que les frappes entre les Etats-Unis et l'Iran se poursuivent

Publié le 13 July 2026 à 06:40
Auteur : L'Express

Le nombre de navires transitant par le détroit d'Ormuz a atteint dimanche 12 juillet son plus bas niveau depuis plusieurs semaines, selon les données maritimes, alors que la reprise des frappes entre les États-Unis et l'Iran et les attaques contre des navires au Moyen-Orient ont accru les préoccupations en matière de sécurité.Vendredi déjà, l'agence de sécurité maritime UKMTO, dirigée par la marine britannique, avait signalé que le nombre de traversées avait ralenti à dix, contre 120 par jour environ avant la guerre. Dimanche, six navires seulement ont franchi le détroit dimanche, selon les données de suivi de la plateforme Kpler, soit le nombre le plus bas en cinq semaines. Parmi les pétroliers ayant quitté le détroit figuraient le pétrolier géant Humanity, chargé de 2 millions de barils de pétrole iranien, et le Capetan Andreas, transportant environ 500 000 barils de produits pétroliers koweïtiens, selon les données recueillies. Trois pétroliers vides sont entrés dans le golfe Persique pour se charger de pétrole. La plupart des bateaux ont désactivé leurs transpondeurs lors de la traversée du détroit."L'Iran ne contrôle pas le détroit d’Ormuz"Dimanche, l'Iran a resserré son étau sur le détroit d'Ormuz, annonçant de nouveau fermer cette voie cruciale pour les livraisons mondiales d'énergie. De facto fermé par Téhéran en réponse à la campagne militaire des Etats-Unis et d'Israël lancée le 28 février, le détroit avait été rouvert pour les navires commerciaux dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu signé le 17 juin. Le commandement central des Etats-Unis pour le Moyen-Orient (CentCom), a de son côté assuré que le détroit était toujours ouvert : "L'Iran ne contrôle pas le détroit d’Ormuz. Il demeure une voie navigable internationale. Les forces américaines sont déployées et prêtes à faire en sorte qu’il le reste", a-t-il affirmé dans une publication sur le réseau social X.🚫 CLAIM: The Iranian commander for the Islamic Revolutionary Guard Corps-Navy recently said on state-owned media that no foreign vessels may pass through the Strait of Hormuz without being identified, tracked, and monitored by Iranian forces.✅ FACT: Iran does not control the… pic.twitter.com/8lRDNiOpXQ— U.S. Central Command (@CENTCOM) July 12, 2026Ce lundi matin, l'armée américaine a par ailleurs déclaré avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée de suite. "Des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations" ont été atteints au cours de ces nouvelles frappes, a-t-elle précisé.De leur côté, les forces iraniennes ont lancé des attaques contre les intérêts américains dans le Golfe, notamment au Qatar, médiateur des négociations entre les deux camps et qui n'avait plus été ciblé depuis avril. Les Emirats arabes unis, qui abritent une importante base militaire américaine, ont dit avoir activé leurs défenses aériennes face à des missiles et drones iraniens. Une base militaire des Etats-Unis au Koweït a été attaquée, et des missiles en provenance d'Iran ont été interceptés en Jordanie.Conséquence de cette reprise des hostilités, les cours du pétrole ont ouvert en forte hausse ce lundi, alors que le cessez-le-feu avait permis de les voir enfin baisser. Vers minuit, heure française, avant l’ouverture des marchés financiers en Asie, le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, grimpait de 3,75 %, à 78,86 dollars, tandis que son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, augmentait de 3,65 %, à 74,02 dollars.

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