L’écrivaine apporte une réponse érudite et stimulante à la question de l’effacement d’éléments devenus inacceptables ou illisibles dans les classiquesA la question polémique «Faut-il réécrire les classiques?», Tiphaine Samoyault apporte une réponse érudite et personnelle à la fois. Son essai permet de prendre de la distance face aux débats sur l’effacement dans les textes canoniques des éléments devenus inacceptables ou illisibles, aux versions raccourcies ou résumées. L’essayiste commence par «le côté positif des variations de lecture» à travers ses trois approches des Misérables, depuis les résumés illustrés de son enfance jusqu’aux éditions critiques. «Que la transformation soit lue comme une promesse et non comme un pis-aller […] est réjouissant.» Les différentes traductions des Misérables montrent qu’un chef-d’œuvre est de tous les temps et se définit par sa mutabilité.
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