Alors que l’UE bannira totalement les importations de GNL russe à partir du 1er janvier 2027, le port reste l’une des principales portes d’entrée du gaz de Yamal. Les volumes continuent même d’augmenter. Enquête sur un hub énergétique au cœur des contradictions européennesIl mesure 299 mètres de long pour 50 mètres de large et est capable de fendre la banquise arctique et de résister aux conditions extrêmes. Pendant des années, l’impressionnant méthanier brise-glace russe Christophe-de-Margerie, qui transporte du gaz naturel liquéfié (GNL) de la péninsule de Yamal en Sibérie, faisait partie, comme d’autres tankers, du paysage du port de Zeebruges. La dernière fois qu’il y était, c’était en juin 2024, alors qu’il battait pavillon panaméen. Quelques mois avant d’être inscrit sur les listes noires de l’Union européenne (UE) et des Etats-Unis, qui ciblent les navires de la «flotte fantôme» russe, toujours plus utilisés pour contourner les sanctions.Le Christophe-de-Margerie, qui bat à nouveau pavillon russe depuis avril 2025, se trouve aujourd’hui à des centaines de kilomètres de Zeebruges. Et n’y reviendra a priori plus. Mais jusqu’à il y a peu, le port belge constituait une escale stratégique pour le transbordement du GNL russe vers d’autres méthaniers à destination du marché mondial, principalement asiatique. Depuis le 27 mars 2025 et l’entrée en vigueur du 14e paquet de sanctions de l’UE contre Moscou, ces transbordements sont interdits.Voir plus
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