Battue à la surprise générale en 2022, Cesla Amarelle a quitté la politique sans chercher à briguer un autre mandat. Quatre ans plus tard, l’ancienne conseillère d’Etat vaudoise s’est reconstruite dans le monde académique, où elle dit avoir retrouvé une liberté précieuseLorsqu’on lui demande si la politique lui manque, Cesla Amarelle marque un sourire qui en dit long. «Des fois, j’ai envie de donner mon avis sur un sujet ou même d’agir», lance-t-elle en faisant référence à la crise ukrainienne migratoire ou encore aux tensions qui secouent le gouvernement vaudois. Puis elle nuance aussitôt: «Mais j’ai retrouvé une liberté qui est extrêmement précieuse. Cette stabilité me fait aussi beaucoup de bien et ce ne sont pas mes filles qui vous diront le contraire.»Quatre ans après sa non-réélection au Conseil d’Etat vaudois, l’ancienne ministre socialiste n’a rien de la femme politique en quête d’un retour. Au contraire. Entre ses enseignements universitaires à Neuchâtel, ses recherches et ses nombreux mandats d’expertise pour la Confédération, les cantons ou des organisations internationales, son agenda déborde. «Je ne m’ennuie pas du tout, bien au contraire. J’ai toujours de la peine à dire non lorsqu’un sujet me passionne», glisse-t-elle alors même que l’Université de Genève vient de s’attacher ses services pour la rentrée prochaine.Voir plus
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