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Canada, climat, immigration : ce qu'il faut retenir du discours d'Ursula von der Leyen sur l'état de l'Union
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Canada, climat, immigration : ce qu'il faut retenir du discours d'Ursula von der Leyen sur l'état de l'Union

Publié le 16 September 2026 à 09:42
Auteur : L'Express

A Strasbourg, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a prononcé ce mercredi 16 septembre son discours annuel sur l'état de l'Union devant les eurodéputés. Celle qui entame actuellement son deuxième mandat de cinq ans à la tête de l'exécutif européen a notamment appelé à un resserrement des liens avec le Canada, et a pointé du doigt les menaces croissantes qui visent le continent. Elle a également confirmé vouloir interdire les réseaux sociaux aux moins de 13 ans.Une main tendue au CanadaEn présence du Premier ministre canadien, Mark Carney, Ursula von der Leyen a déclaré que l'Union européenne ouvrait la porte au Canada pour que celui-ci devienne son premier "membre associé", un statut qui n'est pas prévu dans les traités du bloc. Historiquement, l'UE s'est opposée aux catégories flexibles et ses membres ont accueilli avec tiédeur la proposition allemande, en mai, d'accorder à l'Ukraine un statut de membre associé comme étape transitoire vers une adhésion pleine et entière."Nous partageons la même vision du monde : de l'IA aux changements climatiques, de l'Arctique à la géopolitique. Et nous avons toujours été unis : sur l'Ukraine, sur la défense, sur les matières premières et sur les chaînes d'approvisionnement. Mais surtout… l'Europe et le Canada croient en la démocratie", a justifié la dirigeante européenne. "Il s'agit d'un partenariat qui n'est dirigé contre personne d'autre", a-t-elle ajouté, dans un effort possible pour éviter de s'aliéner le président américain Donald Trump.Un futur conseil de sécurité européen ?Pour mieux faire face aux menaces croissantes visant le continent, émanant notamment de Russie, Ursula von der Leyen a proposé ce mercredi la création d'un conseil de sécurité européen, précisant qu'un tel conseil travaillerait en étroite collaboration avec des partenaires tels que le Canada, la Norvège, le Royaume-Uni ou l'Ukraine."La foi de l'Europe dans la coopération a toujours été motivée par la paix. C'est notre raison d'être. Aujourd'hui, cette paix est menacée. La guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine fait rage. Et les menaces s'accumulent sur notre sol", a-t-elle dit, citant notamment la tentative d'attaque de drone sur l'aéroport de Leipzig début août, que l'Allemagne a attribuée à la Russie. "Nous ne devons nourrir aucune illusion sur ce qui est en train de se passer : les menaces hybrides auxquelles l'Europe est confrontée sont de moins en moins hybrides et de moins en moins des menaces", a-t-elle ajouté, évoquant les cyberattaques, les actes de sabotage, les incendies et les incursions de drones observés dans plusieurs pays.Soutien à l'UkraineSur la guerre en Ukraine, la présidente de la Commission a également promis que l'UE apporterait à Kiev son "soutien le plus fort jamais apporté" durant l'hiver à venir, qui, selon elle, sera le plus difficile depuis le début de l'invasion russe."Avec nos partenaires, nous fournirons une aide humanitaire et renforcerons l'approvisionnement de l'Ukraine en électricité et en chauffage", a-t-elle déclaré. "Deuxièmement, nous renforcerons la défense aérienne de l'Ukraine", a-t-elle poursuivi. Elle a déclaré que les missiles intercepteurs américains Patriot devaient être livrés de toute urgence, mais que "nous devons également réduire conjointement notre dépendance à un fournisseur unique" en développant avec l'Ukraine "un système de défense antimissile modulaire et abordable", avec le projet ukrainien Freyja en son cœur.ImmigrationLa Commission européenne proposera un cadre d'urgence pour prévenir des afflux massifs et soudains de migrants, a aussi déclaré depuis Strasbourg Ursula von der Leyen, un mois et demi après la crise de Ceuta, qui a vu des dizaines de milliers de migrants arriver dans l'enclave espagnole.Ce cadre vise à offrir une protection, dans des situations strictement définies, contre les mouvements de masse de migrants "orchestrés et instrumentalisés", a-t-elle expliqué. "Les événements de cet été montrent que nos outils doivent évoluer, notamment pour les situations d'urgence. L'Europe a besoin des moyens de protéger ses frontières en toutes circonstances", a-t-elle déclaré. "Nous respecterons toujours nos valeurs et nos droits fondamentaux. Mais nous ne transigerons jamais sur la protection de nos frontières", a-t-elle assuré.ClimatAprès un été marqué par la sécheresse, les feux de forêt et les vagues de chaleur, Ursula von der Leyen s'est aussi exprimée sur le climat, annonçant la future création d'une "alliance d'assurance climatique" pour renforcer la couverture en cas d'événements climatiques extrêmes. "Trop souvent, les budgets nationaux deviennent l'assureur du dernier recours. Nous devons agir pour combler cette lacune", a souligné la dirigeante allemande, appelant aussi à "renforcer considérablement notre niveau de préparation". Une stratégie de "résilience climatique", attendue en octobre, portera sur la gestion des risques climatiques dans 100 territoires européens vulnérables, a-t-e

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