Les montagnes sont sculptées par l’eau, sous toutes ses formes. Autour des névés, la vie foisonne d’espèces qui se sont adaptées à la neige hivernale tardive. Les randonneurs arpentent les marges d’un glacier dont les déplacements ont laissé des tracesImpossible de contempler un pan de montagne sans apercevoir de l’eau sur les pentes, sous toutes ses formes, et les traces de son action sur la roche. Torrents et rivières sculptent inlassablement les massifs, à l’instar de l’Arve. Cette rivière prend sa source sous nos pieds, alors que nous empruntons le sentier qui nous mène au col de Balme. Son refuge est une halte centrale pour celles et ceux qui partent à l’assaut du tour du Mont-Blanc. Et pour nous, une étape à mi-parcours de notre itinérance. Avec neuf autres personnes, j’ai été invitée à participer pendant cinq jours au projet franco-suisse de tourisme scientifique «Jade», imaginée par le Centre de recherche sur les écosystèmes d’altitude (CREA) du Mont-Blanc avec le jardin alpin Flore-Alpe de Champex-Lac (VS).Les reliefs montagneux jouent un rôle essentiel dans le cycle de l’eau, en concentrant les précipitations, ce que confirme le nuage au-dessus de nos têtes. Sous sa forme solide ou liquide, le temps est relatif pour cet élément indispensable à la vie, du modelage des reliefs sur des millions d’années, à la débâcle des glaciers chaque été et leur fonte accélérée depuis un siècle, jusqu’au surgissement de l’eau de source qui hydrate les marcheurs.Voir plus
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