Portée par la complicité du violoniste Joshua Bell et du chef d’orchestre Daniel Harding, la partition du compositeur ukrainien Thomas de Hartmann a fait une entrée remarquée sur la scène du grand festival de musique classiqueQuelle belle découverte sous la grande tente du Verbier Festival! Donné jeudi soir, le Concerto pour violon op. 66 du compositeur ukrainien Thomas de Hartmann (1885-1956) a retrouvé tout son relief sous les doigts de Joshua Bell et la baguette de Daniel Harding, remettant en lumière une page injustement oubliée du répertoire du XXe siècle.Ecrite en 1943 durant l’exil du compositeur en France, cette œuvre en quatre mouvements se déploie comme une poignante lamentation. La partition frappe par sa facture singulière: Hartmann y orchestre des ruptures marquées entre le soliste et l’orchestre, maintenant une instabilité permanente. Conçue comme un «concerto klezmer» en hommage aux victimes de la guerre, l’œuvre tresse des motifs d’inspiration juive et des thèmes populaires – citant notamment la fameuse Kamarinskaya immortalisée par Glinka – l’écriture oscille entre des mélodies très apaisées, de brusques ruptures rythmiques saccadées et tourmentées et un lyrisme douloureux.Voir plus
Pour offrir la meilleure expérience, nous utilisons des technologies telles que les cookies afin de stocker et/ou d’accéder à des informations sur votre appareil. En consentant à ces technologies, vous nous permettez de traiter des données telles que votre comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut affecter négativement certaines fonctionnalités et fonctions.