Une association s’est créée pour défendre, dans la production de films suisses, les thrillers, films d’action ou d’épouvante. Les pouvoirs publics se disent ouverts, mais des blocages demeurent de part et d’autreAu Festival du film fantastique de Neuchâtel (NIFFF) ces jours, un film est sur bien des lèvres. Nightborn, de la Finlandaise Hanna Bergholm, qui a fait l’ouverture, est une atroce histoire de parentalité: la naissance d’un bébé, pourtant tant désiré, perçu par sa mère comme un monstre – et il l’est. Une œuvre magistrale, soutenue par une liste infinie d’instances de subventionnement publiques, de diffuseurs, de fonds régionaux. Un film qui aurait pu se faire en Suisse. «C’est un bon exemple de film de genre soutenu par les organismes publics», juge Nadine Adler-Spiegel, vice-directrice de la section Cinéma à l’Office fédéral de la culture (OFC); «Mais il faut faire attention à ne pas rêver d'un film exemplaire. Il faut d’abord se demander ce que nos publics veulent voir.»L'annonce a été faite au NIFFF, durant une table ronde: la création de la Swiss Genre Film Alliance, SGFA. L’association veut promouvoir les films de genre, «qui ne sont pas la marque de fabrique du cinéma suisse», glisse, diplomate, la directrice du NIFFF Kate Reidy. En quelques mois, les initiateurs ont déjà convaincu 104 membres, souligne le réalisateur et scénariste Olivier Béguin, qui fit sensation en 2013 avec Chimères, une remarquable histoire de vampires en couple (visible sur Play Suisse).Voir plus
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