Face à la montagne, Frédéric Soulard a présenté son projet solo «Get High», une fresque sonore immersive. Entre minimalisme hypnotique, bruits de nature et récits d’alpinistes, le musicien-producteur-réalisateur façonne une ode contemplative aux vertiges de la montagne et au temps qui s’étireAu lac des Chavants, le crépuscule dépose une poussière rose psychédélique sur les crêtes comme si la montagne voulait s’accorder aux premières vibrations de la scène. Frédéric Soulard, Arnaud Roulin et Frànçois Atlas s’installent avec calme. Sans hâte, leurs nappes de synthé s’élèvent, laissant le temps changer doucement de consistance tandis que le système sonore à 360° enveloppe l’espace.À voir tous ces randonneurs allongés dans l’herbe, le regard perdu vers les reliefs, on repense furtivement à une image d’archive: Le concert de Terry Riley en 1977. Barbe de beatnik et regard habité, le pionnier du minimalisme jouait alors assis sur des tapis, comme en lévitation au-dessus des bourdons de la musique indienne et des volutes de la microtonalité. Il y bidouillait son orgue modifié et ses systèmes de boucles en délai pour façonner les incantations de Shri Camel, cet album devenu mythique.Voir plus
Pour offrir la meilleure expérience, nous utilisons des technologies telles que les cookies afin de stocker et/ou d’accéder à des informations sur votre appareil. En consentant à ces technologies, vous nous permettez de traiter des données telles que votre comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut affecter négativement certaines fonctionnalités et fonctions.