Le retrait de deux hommes d’affaires russes proches de Vladimir Poutine de la liste noire de l’UE visant Moscou a provoqué d’âpres discussions. Il pourrait créer un dangereux précédent alors que les Européens peinent toujours plus à s’entendre sur les paquets de mesures contre la Russie. La France est derrière la demande concernant OusmanovDeux oligarques sur liste noire depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine auront bientôt à nouveau le loisir de circuler librement au sein de l’UE et de récupérer plusieurs milliards d’euros d’avoirs et d’actifs gelés dans des banques européennes. Un dangereux précédent? A Bruxelles, les débats qui ont mené à cette décision ont été nourris et sources de vives tensions. Le tout sous le regard incrédule de Volodymyr Zelensky, qui depuis Kiev a fait part de son incompréhension, arguant que ce n’est pas le moment de «faire des cadeaux à la Russie». «Le monde n’a pas besoin de retraits des sanctions motivés par des calculs politiques», a dénoncé le président ukrainien sur X.Lundi, les ambassadeurs des 27 étaient déjà sur le point de trouver, dans la douleur, un accord de principe: accepter de lever les sanctions contre les deux oligarques proches de Vladimir Poutine en échange de l’extension du régime des sanctions – près de 3000 personnes et entités visées – jusqu’au 22 septembre 2026, avec donc un renouvellement dans 36 mois et pas dans six, comme c’est le cas actuellement. Jusqu’à ce que la Lettonie brandisse son veto avec détermination. Or la décision doit se prendre à l’unanimité.Voir plus
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