Nous sommes quotidiennement exposés à des substances qui miment l’effet des hormones et auraient des impacts délétères sur la santé. Les organisations actives dans le domaine du cancer du sein s’en inquiètent, alors que de plus en plus de femmes jeunes sont concernées par cette maladieDans les emballages alimentaires, les bonbonnes d’eau, les cosmétiques, les tickets de caisse, les produits de nettoyage, les jouets… les perturbateurs endocriniens sont partout. Or ces substances, qui miment l’effet des hormones, sont suspectées d’avoir des effets délétères sur la santé. Le Réseau cancer du sein, qui regroupe une trentaine d’organisations et fête cette année ses 25 ans, a choisi de mettre ce thème en avant à l’occasion du lancement de la campagne de sensibilisation Octobre rose, lors d’une conférence de presse organisée le mardi 22 septembre à Genève.La préoccupation du Réseau cancer du sein est partie d’un constat: alors que les cancers du sein surviennent généralement au-delà de 50 ans, de plus en plus de femmes jeunes sont aussi concernées. «On soigne aujourd’hui davantage de femmes jeunes avec des cancers agressifs, témoigne Khalil Zaman, responsable du Centre du sein au CHUV et coprésident du Réseau. Cette observation ne vaut pas que pour la Suisse mais a aussi été faite au niveau européen et aux Etats-Unis.» Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers de la femme; en Suisse, il touche en moyenne une femme sur huit au cours de sa vie.Voir plus
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