OPINION. Alors que 98% de leurs étudiants utilisent l’IA, les établissements et professeurs de l’enseignement supérieur doivent reconsidérer les missions pédagogiques des cours en présentiel, au risque de voir les bancs d’auditoire se vider toujours davantage, écrit Katherine Tatarinov, professeure assistante en stratégie de HEC LausanneL’un des défis les plus visibles auxquels doivent faire face les universités aujourd’hui n’est pas la tricherie facilitée par l’IA, mais l’absentéisme qu’elle favorise. Une question se pose alors: pourquoi les étudiants ne viennent-ils plus en cours?Le contrat implicite de l’enseignement supérieur a toujours été le suivant: venir, écouter, se démener, discuter, apprendre. L’IA n’est peut-être pas la cause directe de l’absentéisme, mais les étudiants l’utilisent désormais pour comprendre les diapositives, résumer leurs lectures, préparer leurs examens et répondre à des questions qu’ils posaient autrefois en cours. Les recherches montrent que 98% des étudiants de l’enseignement supérieur utilisent l’IA et que cette utilisation connaît un pic spectaculaire juste avant la période des examens. Un assistant IA toujours disponible et qui donne l’impression d’être une référence peut donner l’illusion d’apprendre sans être réellement attentif.Voir plus
Pour offrir la meilleure expérience, nous utilisons des technologies telles que les cookies afin de stocker et/ou d’accéder à des informations sur votre appareil. En consentant à ces technologies, vous nous permettez de traiter des données telles que votre comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut affecter négativement certaines fonctionnalités et fonctions.