Alors que les problèmes de santé mentale ne cessent de gagner du terrain chez les jeunes, le gouvernement genevois veut réorganiser l’offre en pédopsychiatrie. Un projet à 20 millions de francs, conditionné à l’approbation du budget par le parlement mi-décembrePierre Maudet et Anne Hiltpold lui ont donné un petit nom: Aurore. Comme l’héroïne de La Belle au bois dormant, mais en moins romantique, puisqu’il s’agit d’un acronyme long et compliqué – «Action unifiée pour un repérage, une orientation, une réponse et une émancipation». Ce dernier désigne le nouveau dispositif de pédopsychiatrie que le gouvernement entend mettre en place pour améliorer le sort des enfants genevois en difficulté sur le plan de la santé mentale ou du développement. Notamment, en dotant chacun des 60 établissements scolaires du canton d’un psychologue, d’un psychomotricien et d’un logopédiste – à des taux de travail variables.Exercice périlleux s’il en est, les deux conseillers d’Etat, chargés de la Santé et de l’Education, se sont attelés à défendre ce projet, au coût estimé à une vingtaine de millions de francs, ce lundi, quatre jours seulement après avoir présenté un budget 2027 largement déficitaire et annoncé un plan d’économies. «Malgré l’augmentation des charges, le Conseil d’Etat a souhaité poser des priorités et soutenir des projets qui lui semblaient importants. Celui-ci en fait partie», a fait valoir Anne Hiltpold. Pas question de laisser dormir «Aurore».Voir plus
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