Le maillot jaune a perdu un équipier malade ce jeudi, dans l’étape d’Orcières Merlette, et deux autres ont failli abandonner en deux jours. Le diagnostic demeure flou, mais ces cas sont une rareté dans le cyclisme moderne, très protégéC’est peut-être ça, la peur au ventre. Courir le Tour de France harcelé par son estomac. «Le plus grand ennemi du cycliste», disaient les médecins au début du XXe siècle. Les boyaux lâchent toujours avant les jambes. Secoués hier par les cailloux. Les routes d’aujourd’hui lissées au fer, la nutrition et autres sciences n’y peuvent rien, mais l’intestin des cyclistes risque de flancher, et celui des meilleurs. Mercredi, le maillot jaune a failli perdre l’un de ses coéquipiers, Adam Yates, fauché par une dysenterie. Jeudi, il en a vu abandonner un, Brandon McNulty, officiellement sur problème respiratoire – allergie, virus, autre chose? Un autre soutien précieux, Tim Wellens, bizarrement en perdition, frôle le hors-délais pour deux minutes…McNulty, l’Américain flageolant, a laissé partir le Tour après 50 kilomètres noyés dans les tréfonds de la course, la voiture-balai prête à l’aspirer, en direction d’Orcières Merlette, dans les Alpes du Sud. A l’arrivée, l’Equatorien Richard Carapaz (EF-Education) s’impose en échappée devant le Zurichois Mauro Schmid (Jayco AlUla), vainqueur la semaine passée à Belfort, mais les regards interloqués convergent vers l’équipe du maillot jaune. Qui avait déployé jeudi son dispositif anti-gastro: des masques sur le nez et des cuissards exceptionnellement de couleur noire, plus raisonnable que le blanc.Voir plus
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