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"Poupée Maga", déclarations polémiques : Sophie Cunningham, la basketteuse qui fait rebondir les midterms
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"Poupée Maga", déclarations polémiques : Sophie Cunningham, la basketteuse qui fait rebondir les midterms

Publié le 19 September 2026 à 14:00
Auteur : Axel Gyldén

Il y a une logique certaine à ce qu’une fièvre soit causée par une joueuse des Fever. Celle déclenchée par une déclaration, fin juillet, de la basketteuse Sophie Cunningham sur les sportifs transgenres s'est propagée comme un virus sur les réseaux sociaux, relançant une guerre culturelle typiquement américaine. Interrogée par la chaîne ESPN, l'arrière des Fever de l'Indiana a affirmé, en substance, que les athlètes transgenres (nés hommes) devaient être bannis des compétitions sportives, des vestiaires et des toilettes féminines. "C'est du simple bon sens : les filles doivent pouvoir se sentir en sécurité entre elles", a expliqué la grande blonde de 1,85 mètre, qui est aussi la première sportive professionnelle en activité à s'exprimer sur ce sujet explosif. Sophie Cunningham a aussitôt fait l'objet d'un raid numérique émanant des militants transgenres qui l’ont affublée d'un surnom disqualifiant : "Poupée Maga".Le timing de cette controverse "made in USA" n'est pas anecdotique: elle a surgi à trois mois du match électoral des midterms (mi-mandat) entre républicains et démocrates, le 3 novembre. Or, en 2024 déjà, le sujet s'était invité dans la campagne, au grand bénéfice de Donald Trump. Le camp républicain avait alors consacré la bagatelle de 215 millions de dollars pour des spots publicitaires sur ce thème, dont le plus connu dénonçait une prise de position de Kamala Harris datant de 2019. La candidate démocrate s'était prononcée en faveur du remboursement des opérations chirurgicales des détenus transgenres dans les prisons américaines. "C'est presque incroyable mais c'est vrai", commençait la voix off du clip républicain dont le slogan était : "Kamala, c'est pour eux/elles. Le président, c'est pour vous." Diffusée dans neuf Etats cruciaux pour la victoire électorale, la réclame est aujourd'hui considérée comme la plus efficace de toute la campagne trumpiste. Sans être la meilleure joueuse de la Women's National Basket association (WNBA), le championnat de basket féminin, Sophie Cunningham a réussi à en devenir la plus célèbre, surpassant même sa coéquipière et superstar Caitlin Clark. Défenseuse connue, aussi, pour la précision de ses shoots à longue distance, la joueuse de 28 ans s'est taillé une solide réputation de "badass" (dure à cuire). Et cela, en raison de son jeu musclé sur les parquets. "Jouer contre elle, c'est l'enfer mais être dans son équipe, c'est génial", résume une coéquipière. Joueuse physique, la n°8 des Fever a plus d'une fois été la protagoniste de chocs, d'incidents de jeu et d'échauffourées.Depuis son enfance, elle fait régner sa loiEn juin 2025 par exemple, elle bloque sèchement une adversaire de Chicago sur le point de marquer et celle-ci tombe au sol. Un début de bagarre éclate où l'on voit l'autorité naturelle de Cunningham crever l'écran. D'un coup, la populaire Cunningham, qui totalisait 300 000 followers sur TikTok avant le match, se retrouve avec 1,4 million d'abonnés après. Aujourd'hui, 8 millions de personnes la suivent sur les réseaux. "Les gens adorent quand deux filles se castagnent", commente celle qui, dans son Missouri natal, faisait déjà régner sa loi lorsque, adolescente, elle jouait avec des garçons. En juin dernier, rebelote. Lors d'un match contre les Mercury de Phoenix, une prise de bec l'oppose à l'Afro-américaine DeWanna Bonner. Alors que les arbitres sermonnent cette dernière, coupable d'une faute de jeu, Cunningham, un brin arrogante, pointe vers elle un index accusateur pendant 22 interminables secondes. La séquence, dans un stade survolté, devient virale sur les réseaux. Les trumpistes adorent. "Blonde, girly et télégénique, son apparence correspond à l'évidence à un idéal américain où se reconnaissent les supporters de Trump", observe l'américaniste Françoise Coste. "En outre, cette native du Missouri évolue dans un club de l'Indiana, deux Etats représentatifs de l'Amérique anti-élite." La basketteuse, elle, nie être partisane : "Comme beaucoup d'Américains, je suis d'accord avec certaines idées des deux bords et en désaccord avec d'autres. En fait, je me situe plutôt au centre", dit cette nouvelle icône pop qui a posé en maillot de bain sur la couverture de Sports Illustrated et qui engrange des contrats publicitaires à la pelle.La porte-parole de la Maison-Blanche s'en mêleDepuis l'interview d'ESPN, sa célébrité, déjà stratosphérique, atteint des proportions sidérales. Interrogée par les journalistes de la chaîne sur la polémique qu’elle avait suscitée en 2022 en relayant un tweet (effacé le lendemain) qui critiquait Lia Thomas, une championne de natation transgenre, Cunningham reste droit dans ses baskets : "Beaucoup de gens me reprochent de détester les personnes trans. Mais c'est faux. Je veux simplement protéger les jeunes filles qui pratiquent un sport afin qu'elles ne se retrouvent pas dans les vestiaires avec des hommes biologiques." Très vite, l'affaire devient politique. La porte-parole de la Maison-Blanche s'en mêle : "Les critiques contre

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