OPINION. Valérie Dittli a été applaudie ce printemps, et se voit maintenant défiée par le parti. Que s’est-il donc passé? Poser la question, c’est mesurer toute la différence entre un soutien empathique à une élue mise sous pression, et les choix stratégiques d’une analyse à tête reposée, écrit l’ancien président du parti du Centre Vaud Axel MarionLe 2 septembre prochain, la section vaudoise du Centre devra trancher sur la candidature de Valérie Dittli au Conseil d’Etat. L’agitation politico-médiatique est vive autour de cette assemblée, qui promet d’être animée. Mais, au-delà de l’avenir politique d’une conseillère d’Etat en sursis, quels enjeux globaux se dégagent de ce choix crucial?Trois éléments se distinguent. Le premier a trait à l’ADN de notre parti. Le Centre est un parti gouvernemental par nature, tourné vers les politiques réformistes et la recherche du consensus. Notre programme doit incarner la confiance dans les institutions et l’élaboration de solutions fortes, réalistes et pragmatiques aux problèmes que rencontre la population dans son quotidien. Force est de constater qu’au fil des «affaires Dittli» nous n’en prenons pas le chemin. Sans doute contre sa volonté, notre conseillère d’Etat incarne aujourd’hui une posture «antisystème» qui est portée par des contestataires de tout poil. Il suffit, pour s’en convaincre, de voir les réactions sur les réseaux sociaux ou en réponse aux articles des médias. Ces personnes ont bien le droit d’avoir leurs opinions, par contre il ne peut pas entrer dans le projet du Centre de se faire le héraut d’un programme de type «tous pourris». A l’autre bout du spectre, si l’on en croit certaines investigations des médias, Valérie Dittli serait la porte-parole de personnalités influentes voulant déréguler l’Etat. Idem, ceci ne peut en aucun cas être le programme du Centre. Ainsi le risque est grand, à soutenir une candidature clivante et portée par des intérêts aussi éclatés qu’instables, que notre message de consensus soit inaudible et que nos candidates et candidats au législatif soient réduits à une campagne caricaturale qui prive notre parti de toute chance de revenir au Grand Conseil.Voir plus
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