Cette semaine, on étudie les correspondances virtuelles enflammées, notamment celles qui ont lieu dans un cadre extraconjugalCes derniers temps, Adeline* pratique l’art du sexting avec cinq ou six hommes, dont certains sont des collègues de travail. C’est-à-dire qu’elle échange avec eux des messages à caractère sexuel, pour entretenir un rapport de séduction, inventer des scénarios érotiques, voire pour faire l’amour par textos interposés. Cette infirmière de 32 ans, célibataire et installée à Fribourg, y voit un vaste espace de jeu. «Je travaille au bloc opératoire, on fait de la chirurgie tous les jours. On travaille la nuit, les week-ends, les fêtes de Noël. Il y a beaucoup de stress et cela crée de la proximité entre collègues», décrit la jeune femme. «Cette intimité peut dévier vers du flirt. S’il y a une ouverture, j’y vais. Ça m’amuse de faire comme si de rien n’était le lendemain, alors que la nuit passée, on s’écrivait des choses très sexuelles. J’adore ce contraste», sourit-elle.Certains des collègues avec qui Adeline entretient cette correspondance sexy sont mariés et se donnent bonne conscience parce que ces échanges restent virtuels. Avec l’un d’eux, cela fait plus d’un an qu’ils s’écrivent sur un mode régulier. «On se voit à des fêtes, mais sans faire de sexe, parce qu’il est en couple. Moi, je n’ai pas d’états d’âme et je n’ai pas non plus de problème à ce que ça en reste là, parce que le sexting me nourrit suffisamment. C’est vraiment très agréable de recevoir un «Je t’ai vue passer aujourd’hui et ton regard m’a rendu dingue», illustre-t-elle.Voir plus
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